Votre consommation

Vous pourriez être surpris par l’impact environnemental des différents produits que nous consommons. Une analyse de ce qu’on appelle le cycle de vie du produit permet de mieux s’en rendre compte. Découvrez ici l’impact écologique de quelques produits alimentaires ainsi que les étapes du cycle de vie d’un smartphone et d’un t-shirt.

Vos choix alimentaires ont leur importance

L’impact des sources d’alimentation sur le climat et l’environnement est très variable selon les produits. La viande rouge, par exemple, a un impact beaucoup plus important que d’autres sources de protéines comme le poulet, le poisson ou les légumes secs. En adoptant un régime à faibles émissions de carbone, vous pouvez facilement réduire votre empreinte environnementale. Il est également essentiel de consommer des produits de saison et des aliments produits localement afin d’éviter les transports superflus.

Pour illustrer l’impact environnemental des différents aliments, nous avons choisi de comparer trois plats : les spaghettis bolognaise, le fish & chips et une salade végétarienne. Les chiffres se fondent sur les émissions carbones générées par la production d’une portion de 500 grammes. La transformation et le transport n’ont pas été inclus dans le calcul.

SPAGHETTI BOLOGNAISE - Ingrédients principaux : la viande rouge, les tomates, les pâtes. 
 
- 1 PORTION = 3.5 kg de CO2e

SPAGHETTIS BOLOGNAISE
Principaux ingrédients : viande rouge, tomates, pâtes.
1 PORTION = 3.5 kg de CO2e

 

SALADE VÉGÉTARIENNE - Ingrédients principaux : légumes tels que la salade, les tomates, les aubergines, les poivrons, les haricots, les lentilles et la vinaigrette. - 1 PORTION = 0.350 kg de CO2e

SALADE VÉGÉTARIENNE
Principaux ingrédients : légumes, par exemple salade, tomates, aubergines, poivrons, haricots, lentilles et vinaigrette.
1 PORTION = 0.350 kg de CO2e

POISSON ET FRITES - Ingrédients principaux : le poisson, les patates, l'huile de cuisson - 1 PORTION = 0.775 kg de CO2e

FISH AND CHIPS
Principaux ingrédients : poisson,  pommes de terre, huile de cuisson
1 PORTION = 0.775 kg de CO2e

Analyse du cycle de vie

 Les émissions sont produites au cours de toutes les étapes de la vie d’un produit. L’analyse de ce cycle permet de comprendre l’impact de ce produit sur l’environnement au cours de sa vie. C’est la méthode sur laquelle se fonde le calcul du Second Hand Effect. Il est possible d’effectuer des choix respectueux de l’environnement à tous les stades du cycle de vie d’un produit.

Prenons l’exemple du cycle de vie d’un téléphone portable et d’un t-shirt.

L’analyse du cycle de vie d’un produit évalue l’impact de l’extraction des matières premières, de leur transformation, de la fabrication du produit, de sa distribution, de son utilisation ainsi que de son entretien, de sa mise en décharge ou de son recyclage. L’impact environnemental d’un produit varie selon les matériaux utilisés, la complexité des composants, le pays de fabrication, les modes et les durées de transport, l’utilisateur lui-même et la gestion du produit après utilisation. Une analyse du cycle de vie correspond à une version simplifiée de la réalité, mais donne une bonne indication des émissions associées à la durée de vie du produit.

Quand on compare un smartphone et un t-shirt, on observe que les émissions du smartphone sont plus élevées à toutes les étapes du cycle de vie. Au cours de la phase de production, elles sont quinze fois plus élevées pour un smartphone que pour un t-shirt. Mais la production d’un t-shirt requiert également une grande quantité de ressources et a un impact environnemental que l’on est souvent loin d’imaginer. Le t-shirt atteint rarement le stade du recyclage car les vêtements sont en général jetés à la poubelle. Compte tenu de l’impact, il devrait pourtant être recyclé pour que les fibres puissent être réutilisées.

Les consommateurs peuvent opérer des choix respectueux de l’environnement en optant pour des produits certifiés écologiques. Ils sont ainsi assurés que l’impact environnemental a été pris en compte tout au long du processus de création du produit qu’ils s’apprêtent à acheter.

Cycle de vie d’un smartphone

ÉTAPE 1

Extraction des matières premières, 7 kg CO2                                  

  • Aluminium (boîtier),
  • Pétrole (composants plastiques)
  • Or (composants électroniques)

Des volumes considérables d’énergie sont consommés par les grues et les forages miniers lors de l’extraction des matières premières, puis par les différentes machines qui transforment ces minerais en métaux et autres produits.

ÉTAPE 2

Fabrication du téléphone, 45 kg CO2

  • Transport
  • Machines

Du carburant est utilisé lors du transport des composants depuis les différents fournisseurs jusqu’au fabricant du téléphone. Plusieurs types de machines consomment de l’énergie pour assembler le téléphone.

ÉTAPE 3

Expédition, 7 kg CO2

  • Transport

Une fois le smartphone assemblé, il est expédié à un revendeur. Les divers moyens de transport utilisés (transport aérien, ferroviaire, maritime et/ou routier), selon la distance entre le lieu d’assemblage du téléphone et le site du revendeur, génèrent des émissions de CO2

ÉTAPE 4

Utilisation, 13 kg CO2

  • Chargement du téléphone

L’utilisateur chargera son smartphone à de multiples reprises au cours de son cycle de vie, et c’est l’électricité utilisée à ce stade qui représente la majorité des émissions.

ÉTAPE 5

MISE EN DÉCHARGE, 1 kg CO2

  • Gestion des déchets

Les émissions de la dernière étape proviennent du démontage, du tri des déchets et la fusion des métaux, ce qui requiert une grande quantité d’énergie.

TOTAL : 1 téléphone mobile 75 kg CO2

 

CYCLE DE VIE D’UN T-SHIRT

ÉTAPE 1

Culture du coton, 1,3 kg CO2

  • Eau
  • Pesticides
  • Purification

La culture du coton nécessite d’énormes quantités d’eau et s’accompagne généralement d’une utilisation intensive de pesticides pour éloigner les nuisibles. Après récolte, il doit être purifié à grand renfort d’eau, d’énergie et de produits chimiques.

ÉTAPE 2

Production des textiles et du t-shirt, 3,0 kg CO2

  • Machines
  • Teinture

L’énergie alimente les machines qui transforment le coton en fibres, utilisées ensuite pour réaliser le textile. Celui-ci est alors teint à l’aide de produits chimiques dissous dans de l’eau, avant d’être rincé à de nombreuses reprises. Il est ensuite découpé et cousu par des machines, dans de vastes usines souvent vétustes. Tout ceci requiert également des quantités considérables d’énergie.

ÉTAPE 3

Distribution, 2,9 kg CO2

  • Conditionnement
  • Transport

Les vêtements sont conditionnés puis expédiés par voie aérienne, maritime, ferroviaire ou routière vers une unité centralisée, un agent, ou l’entrepôt d’un revendeur. Ils sont ensuite transportés vers les boutiques physiques des enseignes ou les entrepôts de leurs boutiques virtuelles. Une fois l’achat effectué, le consommateur emporte le vêtement chez lui.

ÉTAPE 4

Utilisation, 3,3 kg CO2

  • Lavage
  • Repassage

Le consommateur lave et repasse régulièrement le vêtement, ce qui entraîne une consommation d’eau et d’énergie.

ÉTAPE 5

MISE EN DÉCHARGE 0,3 kg CO2

  • Gestion des déchets

Les émissions de la dernière étape proviennent du transport des déchets ménagers vers les décharges et, dans certains cas, de l’énergie nécessaire à l’incinération.

TOTAL : 1 t-shirt : 10,8 kg CO2